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Le triangle Sacré


La véritable Histoire du

"CHEMIN DES DAMES"

  

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Jacques MICHEL

4, rue des Cordeliers

O2200 SOISSONS

Tel.: 06 15 16 49 59

  

  

  

  


De la Préhistoire à nos jours

Le Vase de Soissons

Soissons était la seule cité dans le nord de la France où survivait le pouvoir romain en la personne de Syagrius, après la chute de l’Empire Romain d’Occident (476). Clovis le défait en 486 et profite alors d’une ville dotée de toutes les infrastructures d’une métropole locale largement romanisée : chaussées romaines, théâtre, castrum, villae…. C’est de là qu’il mène des opérations de pillage contre les rebelles à son autorité.


L’épisode du vase de Soissons prend place dans ce contexte : l’armée est rassemblée autour du butin amassé. Celui-ci doit être partagé. Clovis demande alors à ses guerriers de lui céder le fameux vase de Soissons en plus de sa part, ce à quoi un homme répond en brisant l’objet de sa hache. Le roi ne dit mot mais garde cet affront en tête. Aussi, quelques mois plus tard, il convoque à nouveau son armée au Champ de Mars et passe en revue ses soldats. Il reconnait alors le guerrier insolant, et, constatant que son accoutrement laissait à désirer, il en profite pour lui briser le crâne en prononçant la fameuse phrase: « Ainsi as-tu fait au vase à Soissons ! ».


« Tu ne recevras que ce que le sort t’attribuera vraiment ! » clame un des hommes de Clovis en brisant le vase de Soissons


Voilà comment se résume cette histoire qui s’inscrit dans un cadre particulier : de fait, l’épisode du vase montre notamment l’importance militaire de Soissons : Clovis y inaugure la saison militaire avec le passage en revue de ses soldats à l’occasion du « Champ de Mars ». Le geste du jeune roi des francs envers le soldat prouve son autorité et la discipline qu’il fait régner parmi ses troupes. Comme le baptême une dizaine d’années plus tard, l’épisode du vase de Soissons vise à accroître l’emprise de Clovis sur les élites gallo-romaines et les puissants évêques

La découverte de peintures murales romaines et le site du théâtre antique témoignent de l’importance de la ville à l’époque gallo-romaine. La ville mérovingienne doit sa renommée au jeune roi franc, Clovis, protagoniste du fameux épisode du vase. La crypte de l’abbaye Saint-Médard, lieu de sépulture du fils et du petit-fils de Clovis est encore visible aujourd’hui.


Des chantiers de construction particulièrement actifs au Moyen-âge nous ont laissé de beaux exemples d’architecture religieuse : l’abbaye Saint-Léger, la Cathédrale Saint-Gervais Saint-Protais ainsi que l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes. Devenue capitale provinciale sous Henri IV, la ville se dote d’hôtels particuliers, d’un palais de l’Intendance et du Mail, promenade le long de la rive gauche de l’Aisne. A la fin du XIXe siècle, les fortifications urbaines sont détruites et les boulevards prennent leur place.


La Première Guerre Mondiale vient bouleverser le paysage urbain ; la reconstruction des années 20 redessine le centre ville et certaines maisons sont reconstruites dans le style art déco. Aujourd’hui, la ville met l’accent sur ses principaux atouts : la richesse patrimoniale qui lui a valu d’être labellisée Ville d’Art et d’Histoire en 1988, la recherche archéologique, des espaces naturels de qualité et des créations architecturales tournées vers l’avenir.

Un riche passé culturel

SOISSONS