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Le triangle Sacré


La véritable Histoire du

"CHEMIN DES DAMES"

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Jacques MICHEL

4, rue des Cordeliers

O2200 SOISSONS

Tel.: 06 15 16 49 59

  

  

  


De la Préhistoire à nos jours

MARGIVAL

Le Camp

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LE RAVIN DU LOUP

Saint MORANT a toujours été le patron de Margival, au temps des premiers rois qui affectionnait le soissonnais,au temps de DAGOBERT ( début du 7ème siècle )

Les annales de toute la sainte famille de Morant découlent de la chronique légendaire de la fameuse abbaye de Marchiennes, laquelle avait des propriétés dans nos régions qu'elle chérissait particulièrement parce que de là, elle en tirait son vin. Morant termina sa vie comme abbé de Marchiennes vers l'an 700. Son culte à Margival s'est annexé comme il se doit, une fontaine sacrée, bienfaisante à l'adresse des enfants, par souvenir évident d'un miracle dont bénéficiat le saint au cours de sa jeunesse.

La féodalité provoqua le démembrement du domaine de Margival. La seigneurie qui était vassale du comté de Soissons, se partageait le terroir avec des communautés de la ville dont le chapitre à la cathédrale et surtout les abbayes de Saint Médard, saint Paul et Prémontré.

Le château n'a jamais été considérable. Les seigneurs de Margival sont surtout connus pour leurs largesses à l'égard des couvents.

En 1202 - 1204, le village de Margival devait être important puisque la tradition dit qu'il s'y forma une compagnie d'archers qui participa à la quatrième croisade. Ces messieurs de Margival acquerront de l'importance avec les ans.

Devenus grands barons, les MARGIVAL abandonnèrent le manoir de leurs ancêtres s'étant davantage attachés à la Thiérache. Le dernier de leur nom, dont l'épouse, Jeanne de Blécourt, patronna en 1662 la publication de la première bonne histoire de Soissons, était Florimond, marquis de Magnelay, comte de Ronsoy, baron de Rollot, Signy, seigneur de MARGIVAL et de localités diverses dont l'énumération remplirait quatre lignes.

Après lui apparurent d'autres gentilshommes d'épée : Les Suzanne de Cardaillac, dont la résidence était d'abord le château de Terny, puis celui Montgarny qu'ils édifièrent dans la vallée.

Les de Suzanne, barons de Tardenois, agrandirent leur domaine du soissonnais en y joignant les seigneuries de Montgarny, Vuillery et Braye, ce qui leur donna pleine domination sur toute l'étendue du vallon, presque jusqu'à Crouy.

En 1704, ils vendirent leurs biens de la région. Deux familles successives et non résidentes ( Le marié et Clérembault ) ont porté les titres, jusqu'à l'avénement des châtelains de Pinon. Ces derniers, nommés Dubois de Courval, magistrats attachés au parlement de Paris, affectionnés à leur princier château de Pinon, s'étaient implantés dans la vallée de l'Ailette au milieu du 17ème siècle, et en étaient venus à se créer une principauté qui s'étendait en direction de Coucy, laon et Soissons.

Trois générations se succédèrent jusqu'à la révolution; Les noms de leurs seigneuries montrent leur opulence : Vicomte d'Anizy, Courval, seigneurs de Pinon, Cour d'Allemant, Novembre, Landricourt, Jumencourt, Crâne, Trosly en partie et il faut ajouter MARGIVAL et Montgarny.

La révolution régnante, ces gros propriétaires perdirent leurs titres féodaux mais pas leurs biens car ils n'émigrèrent pas. C'est ainsi que le dernier représentant des Courval, Arthur Constant, put posséder et vendre en 1873 : Le domaine de Montgarny et le dernier vestige tangible de la seigneurie de Margival.

En 1866, la création de la section de chemin de fer Soissons-Laon, fut la cause d'une occupation sévère des Prussiens en 1870.

Les plus durs combats que la région ait connus sont ceux de 1914 - 1918. MARGIVAL et les environs ont alors vu couler le sang pendant quatre ans sans interruption.

En Août 1914, la Belgique et le nord de la France sont envahis par les Allemand. La cavalerie de Von Richthofen arrive à MARGIVAL le 31 Août. L'occupation durera jusqu'au 27 Mars 1917, date de sa libération.

Le 27 Mai 1918, violente et subite attaque allemande. Toute la région, Soissons largement incluse, est reprise par les Allemands.

Le 5 Septembre 1918, MARGIVAL est à nouveau libéré. Le village saccagé en 1917 est maintenant rasé. Comme bien des villages, il sera reconstruit. Des années de travail patient rendront à cette région un aspect pacifique.

Vers 1937 - 1938, quelques étudiants allemands étaient apparus dans la région, des géologues en particulier,qui eurent l'occasion d'étudier la nature du sol autour de MARGIVAL. Ils allaient réapparaître en uniformes de la Wehrmacht quelques années plus tard.

Le 25 Mai 1940, les troupes d'Hitler déferlent sur notre pays. La France est envahie, l'armée britannique et quelques troupes de l'armée française ont réussi à passer en Angleterre. Hitler a alors la ferme intention de continuer sur sa lancée et de traverser la Manche.

Des travaux commencent à Margival dès l'été 1940. Il s'agit de construire un P.C. d'où sera commandée l'invasion prévue.

Le Village

Hitler aurait dû aller au W2 juste après le 6 juin 1944. Mais l'offensive russe du 8 juin le retient en Prusse-Orientale.


Pendant dix jours, ses maréchaux Rommel et von Rundstedt tentent de le convaincre de déplacer vers la Normandie la XVe armée basée dans le nord de la France. Mais Hitler refuse : les services secrets allemands sont encore persuadés que le vrai débarquement aura lieu dans le Pas-de-Calais. Agacé par un rapport alarmiste de Rommel, rédigé le 15 juin, Hitler débarque à l'improviste deux jours plus tard. L'ex-petit caporal connaît bien la région. En novembre 1917, il a été en convalescence dans une ferme voisine à Cerny-lès-Bucy et, en mars 1918, il a passé une semaine de repos à Laon, situé à 15 kilomètres au nord. Ce 17 juin 1944, il atterrit à Metz, avant d'être conduit en voiture jusqu'à Margival, où il a convoqué ses deux maréchaux ROMMEL et Von RUNDSTEDT à 9 heures. Grâce aux Mémoires du général Speidel, présent ce jour-là, on sait tout ce qui s'est dit lors des réunions, qu'une alerte aérienne interrompra durant une heure en fin de matinée. Rommel réitère sa demande et exige aussi que la division Das Reich soit punie pour le massacre d'Oradour-sur-Glane. Hitler, furieux, le rabroue et brandit l'argument des V1 et des V2. Justement. En fin de journée, le général Jodl lui apprend qu'un V1 parti de Vignacourt, dans la Somme, est venu s'écraser le matin même, à 4 h 30, à 3 kilomètres de Margival, dans le village bien nommé d'Allemant. Ce V1 est juste une coïncidence, mais Hitler, qui devait aller visiter le front de l'Ouest, se saisit du prétexte pour rentrer en Allemagne : " Le W2 n'est pas un endroit sûr dans une France remplie de terroristes ", confie-t-il à Speer.


Le 26 août, le W2 réceptionna aussi un ordre qui aurait dû bouleverser l'Histoire. On connaît la demande transmise à von Choltitz : " Brûlez Paris ! " Apprenant qu'il n'en a rien fait, Hitler exige le 26 août que tous les V1 et V2 soient lancés sur la capitale. Mais le général Speidel, qui reçoit l'ordre par téléphone au W2, a été attaché militaire à Paris de 1933 à 1935. Il ne dit pas un mot au maréchal Model, absent ce jour-là. Paris a donc été sauvé ici, à Margival, mais l'Histoire l'a oublié. L'ironie veut que Speidel reviendra sur les lieux en 1957 comme général de la Bundeswehr et chef des forces armées de l'Otan, qui y a installé dès 1950 son poste de commandement n°2. En 1967, quand la France quitte l'Otan, le camp passe à l'armée française, qui y forme ses commandos . En 1995, des travaux estimés à 800 millions de francs modernisent l'endroit, qui doit accueillir les commandos antiterroristes. Puis l'armée lève brusquement le camp (Plan armée 2000) et le site est la proie des ferrailleurs avant qu'en 2000 la zone soit revendue à trois villages, Margival, Laffaux et Neuville-sur-Margival. Depuis 2007, l'ASW2, composée de quelques bénévoles, a défriché ce lieu. Elle a aussi dégagé la piscine creusée au pied de l'ancien Tee-Haus, où le 17 juin 1944 l'on déjeuna de riz, de haricots verts, de fromage blanc, auxquels Hitler rajouta un nombre incroyable de pilules.