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Le triangle Sacré


La véritable Histoire du

"CHEMIN DES DAMES"

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Jacques MICHEL

4, rue des Cordeliers

O2200 SOISSONS

Tel.: 06 15 16 49 59

  

  

  


De la Préhistoire à nos jours


LES DAMES DU CHEMIN


Dames de France, bien sûr, c'est-à-dire filles de rois et princesses, comme dans les légendes !


Au XVIIe siècle, c'est la comtesse de Narbonne-Lara, châtelaine de la Bove, à Bouconville ; ce sont les princesses Adélaïde et Victoire, filles de Louis XV, qui, pour aller voir leur ancienne gouvernante, empruntaient ce chemin. Les archives départementales de l'Aisne possèdent un plan de réfection de cette route, que l'on appelait déjà, sans doute en leur honneur, le Chemin des Dames.


Bien d'autres les y précédèrent. Il semble, en effet, que ce nom remonte bien plus haut. Une tradition ancienne y fait cheminer régulièrement d'autres princesses de France, au lendemain du sacre des rois, à Reims. En effet, la plupart des souverains, vingt-trois exactement, avant de retourner à Paris, rejoignaient le prieuré de Corbeny, pour y vénérer les reliques de saint Marcoul . Ces dévotions accomplies, les hommes prenaient la route de Soissons, par Pontavert et la vallée. Mais les femmes de la cour, elles, pour des raisons de sécurité, empruntaient sous bonne escorte le vieux chemin des crêtes, le Chemin des Dames.


Une fois même, le 22 juillet 1429, une bergère les accompagnait. Elle s'appelait Jeanne d'Arc. Il eût été impensable qu'elle n'eût pas, elle aussi, une fois au moins, foulé le Chemin des Dames !


Patrick Demouy, professeur d'histoire médiévale, lors d'une conférence à Corbeny, avait déjà souligné l'importance de Reims et de Corbeny dans le cadre du royaume de France et de l'église romaine. « Les écrouelles étaient le nom désuet d'une maladie d'origine tuberculeuse, qui provoquait des pustules localisées sur les ganglions lymphatiques du cou. Le toucher du roi était l'ultime espoir. Curieusement, le miracle va se trouver lié, non pas directement à Reims, mais au monastère Saint-Marcoul de Corbeny. Après le sacre, les rois se rendaient à Corbeny, où ils priaient devant les reliques de Saint-Marcoul et touchaient les malades en prononçant les paroles Le roi te touche, Dieu te guérit. » Cette pratique s'est intégrée au rituel du sacre, les rois ont pris le chemin de Corbeny jusqu'au XVIIe siècle.


L'origine de Corbeny est très ancienne et on peut supposer qu'elle soit celtique. En effet deux triens (tiers de sou) ont été identifiés dans un recueil du numismate Guillaume Combrouse et frappés Carbnacum ou Corbnacum (Corbeny). La terminaison -acum signifiant, domaine.


Corbeny posséda très tôt une Maison Royale. Avec l’arrivée de CLOVIS et pendant toute la période mérovingienne, Corbeny fut souvent visité par les rois de France.


Les « villes royales » n’avaient rien de cités fortifiées à cette époque, les rois passaient de l’une à l’autre pour consommer les provisions amassées, ils changeaient fréquemment de résidence.


1er roi Carolingien, PEPIN LE BREF séjourna à plusieurs reprises à Corbeny, notamment lors des fêtes de noël 757 et Pâques 758.


CHARLEMAGNE, roi de Neustrie et d’Aquitaine, reçut à Corbeny l’onction sainte par l’Archichapelain Fulrad de Saint-Denis, en présence des Principaux du royaume de Carloman, ecclésiastiques et laïques, des ambassadeurs, des grands Leudes et des guerriers qui le reconnurent Roi sur eux.


CHARLEMAGNE devient alors roi de tous les francs (la cérémonie religieuse remplaçait la tradition guerrière qui consistait à élever le roi sur un bouclier).


868 c’est à Corbeny que l’archevêque de Reims HINEMAR fit remettre à CHARLES LE CHAUVE les lettres par lesquelles le pape NICOLAS l’informait du schisme de PHOTIUS, patriarche de CONSTANTINOPLE.



898 De tous les rois, c’est CHARLES III dit « Charles le simple » qui a demeuré le plus longtemps à CORBENY. Cette année là, il donna asile aux religieux de NANTEUIL en cotentin, lesquels, chassées par les normands, apportèrent avec eux les restes de Saint-Marcoul pour les mettre en lieu sûr dans la résidence du ROI.


Cet événement fut d’une grande importance pour Corbeny, car, au lendemain du sacre des rois à REIMS, la plupart d’entre eux viendront se recueillir prés de la châsse de Saint-Marcoul, afin d’obtenir le pouvoir de guérir les écrouelles (maladie d’origine tuberculeuse provoquant des fistules purulentes).


Quelques rares fois, par la force d’événements importants, il ne fut possible aux rois de France de venir à Corbeny.


907 Charles le simple, le 22 février, assura une dotation qui permit la construction d’un édifice qui portera le nom de « prieuré de Saint-Marcoul ».


925 La maison royale de CORBENY, tomba entre les mains d’Herbert de Vermandois.


938 LOUIS IV d’outre mer, fils de CHARLES LE SIMPLE reprit CORBENY.


1098 THOMAS DE MARLE ravagea CORBENY. Cette même année, la peste fit énormément de victimes.


1102 Reconstruction de CORBENY (Corbigny).


A la suite du pèlerinage de la châsse de Saint-Marcoul, qui fut alors présentée dans plusieurs villes de différentes régions, des offrandes furent recueillies, elles permirent, entre autre, la reconstruction du prieuré.


1229 Trois ans après son sacre à REIMS (29 Novembre 1226), SAINT LOUIS (LOUIS IX) et BLANCHE DE CASTILLE, séjournèrent à CORBENY.


1359 Nouvelle destruction de Corbeny, qui ne retrouvera plus jamais son importance démographique (Corbeny avait atteint prés de 3000 habitants)



1429 Charles VII, JEANNE D’ARC et parmi leur suite : LA HIRE – DUNOIS – XAINTRAILLES, Jacques CŒUR sont à CORBENY.


Ils y séjournèrent pour y effectuer le pèlerinage auprès de SAINT-MARCOUL. Au cours de son séjour le ROI reçut les autorités de LAON, qui lui apportèrent les clés de leur cité.


La ville de Laon venait de secouer le joug des anglais.






1478 LOUIS XI, pour faire rapatrier les anciens habitants de CORBENY, accordèrent l’exemption totale de « Tailles » et d’impôts (cela durera jusqu’à la révolution). Toutefois les habitants de Corbeny furent tenus d’héberger le ROI et sa suite, lors de son passage dans la cité.






1574 Pour se prémunir contre les dangers d’invasion, les habitants de Corbeny, résolus, obtinrent du Roi Henri II, la construction de remparts


Cela n’empêchera pas les HUGUENOTS, le 9 Mai 1590, d’investir Corbeny par surprise et de détruire en partie l’église. Il y eu toutefois à cette occasion une dure bataille « hors les murs » au lieu dit « FOSSE AUX HUGUENOTS ». Ce lieu-dit porte actuellement le nom de « fosse Balosse ».


1616 Les remparts furent détruits sur la requête de l’abbé Saint-Rémi. LOUIS XIII autorisa leur reconstruction.


1624-1630 CORBENY connaît de nouvelles destructions.


1653 Massacre à Corbeny, part des bandes espagnoles venues du nord. 200 personnes sont exécutées. Un cimetière fut alors ouvert, « hors les murs », en bord du chemin de JUVINCOURT, au dessous du moulin du prieuré.


1656 La Garnison de ROCROY organisa des reconnaissances jusqu’à Corbeny. Tout le Laonnois fut pillé.



6 Mars 1814 NAPOLEON 1er logea à Corbeny, à l’hôtel de l’écu de France lors de la bataille de CRAONNE.


Napoléon 1er lors de la bataille de Craonne


Le 7 mars 1814, Napoléon, à la tête de l’armée française (37.000 hommes), attaqua Blücher commandant l’armée prussienne (85.000 hommes), et lui infligea une véritable défaite, bien que les pertes furent assez lourdes dans les deux camps (environ 5.000 morts et blessés de chaque côté).


(Extrait enrichi du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)




1832 Le cimetière jusque là situé autour de l’église fut transféré au lieu dit « DESSUS DE LA CROIX MERE »


1845 Etablissement d’un marché hebdomadaire fixé au Mercredi. Ce marché ne reverra plus le jour après la première guerre mondiale.


1853 Création d’une perception à CORBENY, son ressort s’étend à AIZELLES-AUBIGNY-BERRIEUX-GOUDELANCOURT-SAINTE CROIX-SAINT THOMAS.


1870 CORBENY subit l’invasion de l’armée allemande du 4 Septembre 1870 au 23 Octobre 1871, où un état major y est implanté.



1914-1918 CORBENY est en permanence en première ligne. La ville sera totalement détruite. Ses habitants vivront prés de 3 ans dans les caves.


La libération de CORBENY n’interviendra que le 13 Octobre 1918.


7 Avril 1929 CORBENY grâce au courage de ses habitants renaît de ses cendres.

LOUIS IX

Pépin Le Bref

CHARLES 1

Charlemagne

CHARLES III

dit Charles le simple

CHARLES VII

Jeanne D'Arc

LOUIS XI

HENRI II

CORBENY